Ça fait des années qu’on entend dire que le rouge à lèvres est mort et que c’est le gloss qui tient le haut du pavé. Les magazines et la presse féminine furent le messie de cette petite révolution, avant tout servie par la technologie.
Car le gloss n’est pas très vieux, contrairement au rouge à lèvres qui a plusieurs millénaires d’existence (les premières traces de rouge datent de 3000 avant J.-C.) Il a été inventé en 1930, et dès ses débuts on l’a dit collant, trop brillant et quelque peu mauvais gout. Toutefois, avec les progrès de la cosmétologie, on a amélioré sa texture, son gout et sa tenue.

Or, à lire les conseils maquillage ou à regarder les gammes de gloss en parfumerie, on est sommée de croire ce qui est dit : le gloss c’est le top.
Pourtant, le rouge à lèvres jouit toujours d’une image sensuelle et culte. Le rouge, c’est l’essence de la féminité et de l’assurance. C’est sans doute pour cela qu’on met du temps à y venir.
Et cette année, plusieurs indices me laissent dire que la tendance s’inverse.
Il suffit de regarder dans les rues et dans les rayons de parfumerie. Les jeunes filles sont de plus en plus nombreuses à porter des rouges à lèvres, avec des teintes plus ou moins improbables (comme l’orange de cet été.)
D’autre part, les collections de maquillage s’offrent des gammes très larges de rouges à lèvres (on pense à la sortie des rouges MUFE ce mois-ci) et leur sortie est toujours un évènement en soi (rappelez-vous la sortie du rouge coco.)
Et si l’on regarde les achats de cosmétique, quel est l’objet pour les lèvres que l’on s’offre pour se faire plaisir ? Le gloss, c’est un peu la barquette de surgelé, tandis que le rouge à lèvres reste un plat de restaurant. Non ?
Alors je vous demande : selon vous, c’est gloss ou rouge à lèvres ?
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Donc cet été j’ai pas mal travaillé, et notamment pour le blog. Du coup, autant lancer un concours pour la rentrée, du genre qui remonte le moral.
Je n’avais guère envie de me lancer dans un gros concours avec plein de petits lots, et j’ai donc choisi de vous faire un concours avec un maxi-gros lot. D’ailleurs, si vous êtes sur Facebook, vous avez sûrement vu l’invitation pour ce concours : Mon Coté Fille fête la rentrée avec un concours exclusif.

Et aujourd’hui : acte !
Je vous propose de gagner un cadeau, un seul, mais un beau. Un cadeau dont j’ai déjà parlé et qui déchaine les commentaires depuis plusieurs mois.
Rappelez le vous, je l’ai testé en mars et vous ai donné mon avis sur le Luméa en avril.
Donc aujourd’hui, je vous propose de gagner un luméa. Un épilateur à lumière flash qui vaut normalement 500 €.
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La créatrice de la marque Make Up For Ever crée régulièrement des looks autour d’un thème ou d’une couleur ; je vous ai présenté par exemple le look gold ou le look avatar. Le dernier en date était dédié au Moulin Rouge et au cabaret. Mais à la suite de ça, Danny Sanz à fait une petite digression en appliquant la tendance burlesque à la beauté noire.

Si vous voulez mon avis, le mélange est très réussi. Mais l’explication du look est tout aussi intéressante.
Du coup, je me fends d’une retranscription quasi intégrale de l’interview de Danny Sanz autour de sa vision du cabaret en version ethnique.
Une moue moqueuse, une expression burlesque, un personnage hors du temps… le nouveau look crée par DANY SANZ se décline sur un ton humoristique, décalé et féminin. Une représentation qui s’apparente à l’univers du spectacle, consciemment cliché d’un personnage au caractère excessif. Inspiré par des égéries telles que Joséphine Baker, DANY SANZ a voulu créer un look cabaret spécifique aux femmes ethniques.
Pourquoi avez vous crée un look cabaret ‘spécial peaux ethniques’? Et en quoi est-il différent de celui du Moulin Rouge?
« Il est évident qu’on ne va pas maquiller une femme de peau ethnique de la même manière qu’une femme de peau claire. C’est pourquoi il m’a été essentiel en créant le look cabaret pour le Moulin Rouge d’en créer un autre distinct, qui s’accordait parfaitement avec une peau plus pigmentée. D’autant plus que dans le monde du spectacle et de la nuit, il y a une grande proportion de femmes de couleur: des femmes qui par ailleurs adorent se maquiller et recherchent tout particulièrement tout ce qui est festif et extravagant. D’ailleurs, la plupart des meneuses de revue dans les cabarets ou les music halls sont des femmes de peaux ethniques.
Il me semblait donc évident que les femmes métissées, même celles qui n’appartiennent pas au monde du spectacle, aient leur propre égérie – j’ai donc créé un maquillage qui s’adapte a leur couleur de peau et style, une création personnalisée pour elles, différent de la création Moulin Rouge qui est plutôt adaptée aux peaux claires. Car au Moulin Rouge, les danseuses de la revue ont majoritairement une peau que l’on pourrait qualifier de caucasienne. J’ai donc crée un maquillage festif adapté aux peaux plus foncées et qui optimise la beauté des femmes métissées. »
Quelle serait le maquillage scénique le plus adapté pour une peau ethnique?
« Les peaux ethniques sont plus foncées, donc bien évidemment les couleurs claires ou celles qui ont tendances à griser leur peau sont à bannir, elles le savent parfaitement et ne les choisissent pas. Pour maquiller une peau foncée, il faut appliquer des couleurs très pigmentées à l’œil par rapport aux choix que l’on pourrait faire pour maquiller une peau claire – tout ce qui est pigmenté et nacré redonne dix fois plus de lumière sur une peau foncée que sur une peau claire. »
Comment peut-on adapter ce look Show Off pour le porter tous les jours ?
« Toutes les couleurs qui ont été mises sur ce look sont des couleurs qui en fait sont extrêmement « nature »: les couleurs comme le violet, bleu marine, blanc ou rose ont un rendu très nude sur des peaux métissées. Sur ce visuel, je voulais vraiment mettre en avant la bouche. Sur les yeux, j’ai choisi le violet, du rose et mauve, ce sont des couleurs qui sur une peau foncée sont très naturelles. La touche la plus originale est la bouche, comme pour Moulin Rouge, où l’accent était aussi mis sur la bouche. C’était amusant de prouver qu’avec une bouche très pulpeuse comme avait le mannequin (une caractéristique bien souvent propre aux femmes de couleur), il était quand même possible de travailler le contour des lèvres avec une nuance foncée, voir même avec un violet, qui est habituellement une couleur que l’on aurait tendance à utiliser sur les yeux. J’ai donc joué avec les couleurs et les produits pour sculpter les lèvres et les mettre en avant – une technique peu habituelle sur ces formes de bouches très pulpeuses et qui peut créer des à priori : pour les diminuer, il est plutôt coutume de ne pas les souligner. »
Conseillez vous d’utilisez cette méthode tous les jours ?
« Bien sûr. La technique consistant à border la bouche avec une ombre foncée et dégrader celle-ci vers l’intérieur des muqueuses, c’est une méthode qui était très à la mode dans les années ’90. Et qui l’est encore aujourd’hui chez les femmes métissées qui ont une bouche pulpeuse et qui souhaitent à tout prix la rapetisser. C’est une vraie correction de maquilleurs. La petite astuce consiste à mettre une couleur très foncée comme contour des lèvres et la dégrader en plus clair vers l’intérieur. A une époque, cette méthode s’appelait « La Bouche à l’Américaine », je n’en connais pas la raison mais c’est très certainement parce que cette mode a dû commencer aux Etats-Unis. »
Pour cet automne 2010, quelles sont les couleurs tendance pour une femme de couleur métissée ou ébène ?
« Les collections d’automne ont mis en avant des camaïeux de bruns allant jusqu’au rouille, le tout contrasté par encore beaucoup de noir. Les couleurs du maquillage suivent cette tendance. Ces couleurs sont superbes sur des peaux foncées car elles donnent un effet « ton sur ton ». Elles pourront ainsi choisir des couleurs très irisées ou satinées qui mettront en valeur les tons caramels voir même plus foncés de leur peau, tout en étant parfaitement dans l’air du temps. »
D’ailleurs, pour celles que ça intéresse, voici la shopping liste dédiée à l’esprit cabaret des beautés ethniques :
 **YEUX** Aqua Cream n°6 (rose frais) – 19,90€ Aqua Cream n°16 (beige rosé) – 19,90€ Aqua Cream n°19 (violet) – 19,90 € Aqua Eyes n°3 (bleu marine irisé) – 14,50€ Aqua Eyes n°11 (violet) – 14,50€ Crayon Khôl n°1 (noir) – 14,50€ Smoky Lash Mascara – 19,90€ **TEINT** Elixir HD – 29,90€ All Mat – 38,00€ Base HD n°6 (jaune) – 28,90€ Fond De Teint HD n°77 (cognac) – 33,50€ Anticernes HD n°60 (ambre) – 23,50€ Face & Body n°44 (café) – 32,50€ Face & Body n°46 (cognac) – 32,50€ Blush HD n°4 (rose frais) – 25,00€ Mist & Fix – 20,50 € **LEVRES** Rouge Artist n°14 (violet foncé nacré) – 18,90€ Rouge Artist n°15 (violet nacré) – 18,90€ Rouge Artist n°17 (doré) – 18,90€
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Voilà peut-être l’un des livres qui illustreront au mieux cette rubrique « culture beauté ». Car au cours des 210 pages de cet essai, Anne de Marnhac propose une analyse de la beauté et de sa culture.
Attention, il ne s’agit pas d’une histoire de la beauté mais d’un historique du culte de la beauté. Comment, depuis la fin du XVIIème siècle, en est-on arrivé à notre rapport au corps et à la beauté actuelle, ainsi qu’au culte des marques.
Très simple d’approche, c’est un livre qu’on pourrait dévorer en vacances malgré son contenu universitaire. Il ne s’agit pas de faire la leçon, mais d’ouvrir des pistes et d’offrir une trame expliquant nos normes esthétiques actuelles.
J’ai pris un grand plaisir à parcourir ce livre et à acquérir la multitude d’informations qu’il propose. La partie sur le rapport au corps et l’image est particulièrement bien vue. L’histoire des lieux de beauté étant, quant à elle, très instructive. Quant au dernier chapitre, dédié à l’influence de l’homme sur la Beauté, j’en attendais peu de chose, et il fut pourtant l’un de mes préférés !

[ Les Visages de la beauté d'Anne de Marnhac, En vente à partir de 2,85 € ]
Bref.
Épuisé chez l’éditeur, on peut trouver ce livre en bibliothèque et en occasion. Je l’ai moi-même acheté d’occasion, et le prix qu’il m’a coûté est limite insultant pour cet excellent essai.
Si vous avez l’occasion, surtout, dévorez le ; on trouve rarement ce sujet étudié avec autant d’aplomb.
La Note Culture-Beauté :

Quatrième de couverture :
À l’image de Cendrillon rêvant à d’irrésistibles atours, de la petite sirène prête à souffrir pour de jolies jambes de femme, le thème de la métamorphose esthétique a toujours été au cœur de l’imaginaire féminin.
Mais la beauté anime aujourd’hui tout un système d’images, et un dispositif économique considérable qui propose aux femmes d’innombrables baguettes magiques. Anne de Marnhac analyse les différentes pièces de ce puzzle, depuis l’essor de nos instituts et autres spas, jusqu’aux rubriques de beauté, en passant par la publicité et le ballet d’images de mannequins qui façonnent et engendrent les normes esthétiques contemporaines.
Mettant en perspective les visages actuels de la beauté avec les usages et les modèles féminins d’autrefois, elle ouvre nombre de pistes de réflexion sur le maquillage, la pudeur, la coquetterie ou le glamour. Elle développe ainsi l’idée d’un corps-tissu qui devrait désormais être tendu, lissé, découpé pour y traquer la ride, faux pli de la peau, et obtenir un corps taillé sur mesure. Au point que la beauté, valorisée à l’extrême comme « capital » à préserver, désignerait maintenant l’esthétique de cette surface désincarnée, et non la présence vivante d’une femme au monde.
Analysant l’histoire des discours masculins sur la beauté féminine, mais aussi l’attitude des femmes vis-à-vis de leur apparence à travers des contes, des romans, des photographies ou des journaux intimes, Anne de Marnhac se livre à une réflexion inédite, érudite et passionnante sur la beauté et la fascination qu’elle exerce.
Biographie de l’auteur :
Anne de Marnhac est normalienne, diplômée de lettres et d’ethnologie. Elle a déjà écrit et publié plusieurs ouvrages sur les femmes, entre autres Femmes au bain, les métamorphoses de la beauté, (Berger Levrault) et Séducteurs et séductrices, de Casanova à Lolita (Editions de La Martinière). Elle travaille dans l’édition.
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