Archives pour la catégorie “Rencontre avec les marques”

Cette semaine j’ai eu le plaisir de découvrir la collection OPI de février 2011 : Texas.

12 vernis aux couleurs assumées pour un été qui éclate de couleurs.  On y trouve 6 couleurs acidulées dont la couvrance donne un effet grenadine très estival. Mais on trouvera aussi 3 vernis irisés qui rappellent un peu la collection Suisse et trois couleurs plus naturelles : vert cactus  (don’t mess with OPI), chocolat (Suzi loves cowboys) et un camel (San Tan-Tonio)

D’ailleurs, je n’étais pas si hors-tendance lorsque je défendais l’usage du turquoise cet hiver, puisque la collection de printemps OPI propose un superbe turquoise irisé (Austin-tatious turquoise).

Mais surtout, j’ai pu poser la question qui me démangeais depuis longtemps : comment naissent les collections et les noms de vernis chez OPI. C’est Christian Lacheny qui s’est chargé de me répondre et voici sa réponse en vidéo :

Une fois de plus, je suis sous le charme de certaines couleurs. D’ailleurs, si certains flacons peuvent rappeler des vernis plus anciens de la marque, le rendu sur l’ongle n’est pas le même.

Preuve en est avec le nouveau vert de la collection ( don’t mess with OPI) qui est bien plus lumineux que l’ancien (Jade is the new black) :

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Cette interview fait suite au renouveau de la gamme Absolis de Patyka. J’ai toujours aimé la marque mais j’avoue qu’avec le nouveau positionnement je suis un peu perdue. Je me suis dit qu’il serait intéressant de vous laisser m’expliquer pourquoi, et comment on en est arrivé là.

Interview avec Cyril Jamot, président Patyka France.

-          Pourquoi avoir transformé les gammes Patyka ?

CJ : Nous n’avons pas transformé mais réinventé et abouti les produits PATYKA.

En effet la marque a toujours été un peu différente des autres marques bios car notre histoire et le background de nos équipes (les Beauty Trotters) sont très différent. PATYKA n’a jamais voulu s’enfermer dans un intégrisme, une mode ou dans du politiquement correct. Par contre, dans son ADN, les valeurs d’éthique, de transparence, de respect et de générosité ont toujours été présentes.

Nous n’avons pas besoin de nous justifier sur ces aspects et nous ne sommes pas là pour donner des leçons ou pour faire peur. J’ai presque envie de dire et clamer que PATYKA n’est pas une marque bio car je trouve ce positionnement réducteur et parfois opportuniste . Nous sommes une marque qui propose de bons et beaux produits qui permettent aux femmes de se mettre en valeur, qui les accompagne dans leur envie de se sentir belles et de se révéler de façon « intelligente » et « remarquable ».

C’est ce que nous avons essayé de mettre ne lumière dans ce que nous appelons la beauté remarquable…. Donc le renouveau de PATYKA n’est que le travail permanent que nous devons faire pour offrir à nos clientes le meilleur à tout moment. La R&D, la connaissance botanique, les progrès scientifiques mais aussi les besoins de nos clientes et les envies des femmes évoluent ; nous nous devons donc d’évoluer avec elles. Or, comme PATYKA n’avait pas évolué depuis quelques années, il fallait rattraper le retard ! ;-)

-          Pourquoi ce positionnement luxe ?

CJ : Ce positionnement luxe n’est pas nouveau. Dès son origine la marque PATYKA s’est positionnée comme une marque bio-chic. D’ailleurs avant le lancement fin 2008 de la gamme FAMILY (avec les flacons vert acidulés) il n’y avait que des produits premium (Parfums, produits corps et visages classiques et l’anti-âge Biokaliftin).

Donc il n’y a pas de repositionnement juste un retour aux sources. Par ailleurs il faut faire une différence entre positionnement luxe et offrir des produits très qualitatifs qui valent forcément plus chers.

Nous ne sommes pas dans une démarche d’image de luxe mais celle d’offrir des produits dont le résultat est à la hauteur de la promesse. Nous investissons principalement dans la formule et moins dans la pub, car nos meilleurs ambassadeurs sont nos produits.  Nous n’avons aucune obligation à « être bio »,  mais une obligation de résultat : l’efficacité et le plaisir sans renoncer à nos valeurs. Et ces valeurs il faut les partager avec ceux qui fabriquent les produits, nos fournisseurs, nos partenaires.

Nous avons relocalisé l’intégralité des productions en France dans une logique de maitrise et de contrôle de la qualité mais aussi dans une démarche éthique. Nous aimons savoir avec qui nous travaillons et pouvoir partager avec eux et valoriser leur savoir-faire. Ce n’est pas toujours facile mais vous seriez surprise de savoir que ce discours ne laisse pas insensible. Nous sommes plus dans une logique de Luxe issu de l’artisanat que de Luxe issu du prix.

La qualité fait le prix et le prix doit venir de la qualité du travail accompli et du service offert. D’ailleurs nous mentionnons que nos produits sont « fabriqués en France avec amour et avec soin »… et chaque jour nous essayons d’y apporter le maximum.

-          Ne pensez-vous pas qu’avec les prix de vente actuel  Patyka va perdre la fidélité des clients bios et dissoudre son discours en faveur de la naturalité ?

CJ : Y a t il corrélation entre prix et naturalité ? Je ne crois pas. Par contre elle existe entre qualité et prix !

Je pense qu’il faut arrêter de faire croire que l’on peut faire des miracles et fabriquer une belle qualité en baissant les prix. D’ailleurs il n’est pas certain qu’un produit plus cher soit de meilleure qualité qu’un produit bon marché.

Je suis pour une concurrence saine mais pour qu’une consommatrice sache ce qu’elle achète il faut être transparent  sur ce qu’il y a dans un produit. Je suis d’ailleurs favorable à l’inscription du pourcentage d’actifs présents dans un produit, notamment ceux qui sont censés apporter de l’efficacité.

Vous seriez surprise de voir que beaucoup jouent uniquement sur une mention de l’actif sur le pack,  mais qu’en réalité la formule est tout autre. Chez PATYKA tous nos actifs sont utilisés ad minima dans des pourcentages objectivés quant à leur efficacité. Et nous sommes transparents sur leur provenance, souvent gage de qualité.

Pour revenir sur la fidélité je crois qu’elle se construit sur des valeurs d’honnêteté, de qualité et de « juste » échange.  Acheter un élixir à  69 € mais n’avoir à en utiliser qu’une goutte [...] est parfois meilleur marché que d’en acheter un à 29 € (qui ne contient que de l’eau et de la poudre de perlimpinpin).

Quant au discours de naturalité nous sommes peut être aujourd’hui une des marques leader sur l’éco-conception et le développement raisonné… sans pour autant oublier que l’un des piliers de la beauté c’est le plaisir !

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A l’occasion des 25 ans de Make Up For Ever, il m’a été donné de rencontrer Danny Sanz, créatrice de la marque et professionnelle reconnue dans son milieu. Inutile de préciser que l’échange fut des plus intéressants et qu’il est passionnant de l’écouter raconter l’histoire de MUFE ou des produits stars qui ont été créés sous cette étiquette. L’occasion était trop belle pour ne pas vous en faire un petit résumé avec une sélection de 3-4 réponses. Si cela parait décousu, c’est que l’interview orale n’est pas encore un sport que je pratique facilement ;-)

Comment est née l’aventure MUFE ?

A la base la marque a été créée pour les professionnelles, j’enseignais le maquillage et je cherchais à obtenir de nouvelle gammes de couleurs et des produits qui répondent à nos besoins.  A l’origine, lors du lancement,  on avait 100 fards à paupière différents, ce qui était une innovation et reste le concept de base de MUFE. Et ça fonctionne toujours auprès des pros et des particuliers. J’ai été très surprise de voir ces produits récupérés par le grand public de façon efficace.

A votre avis, pourquoi cela marche-t-il si bien ?

Par les teintes très dégradées qu’on propose, tout est rendu accessible et multi-ethnique. Les produits parlent à tous et l’ensemble des gammes rendent les choses faciles et attractives. Par exemple, on a été la première marque à avoir des bocaux avec des pinceaux en boutique, ça a marché de suite et a permis de développer une vraie gamme de pinceaux, ça ne se faisait pas avant et ça manquait aux gens pour se lancer.

Comment passe-t-on de maquilleuse à créatrice de make-up ?

Il y a 25 ans je cherchais des réponses et des produits. J’ai parcouru les usines de fabrication, j’ai discuté avec les chimistes en expliquant ce que je voulais. Je passait pour une originale. J’ai fini par faire une rencontre, celle de Richard Girousse, chimiste créatif qui a permis d’accoucher de produits désormais cultes et qui a intégré définitivement l’équipe en 1980 (ndlr : soit 6 ans après le lancement de la marque).

Si vous deviez défendre un produit MUFE aujourd’hui, lequel serait-ce ?

Ma grande fierté actuelle c’est la Make Up for Ever acadamy (réservée aux pros ou ceux qui veulent le devenir) et la nouvelle Make Up School sur les Champs Élysées (Petite école destinée aux particuliers, nichée au sephora des Champs E lysées où sont dispensés des cours de maquillage, thématique ou non)

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